Sur « Gourou »
La presse sérieuse n'aime pas tellement le nouveau – et troisième – film du tandem Yann Gozlan / Pierre Niney. La presse sérieuse a-t-elle tort ? Peut-être.
On sait comment fonctionnent les films qui mettent en scène des personnages faisant profession de fasciner les foules : présentateurs télé, hommes politiques à la résistible ascension, VRPs star, gourous en tout genre. La baudruche doit être dégonflée. Le mensonge doit être dénoncé. Le masque doit être arraché.
Pour cela, il faudra d’abord que tout le monde y croie. Puis il faudra que tout le monde y croie de moins en moins. Et enfin il faudra que personne n’y croie plus, à commencer par le premier intéressé. Ce rêve qu’il vendait, ces sourires et ces baisers qu’il prodiguait à la cohorte de ses admirateurs, toutes ces belles promesses n’étaient que du vent. Une seule chose importait : la réussite, l’argent, la gloire. Pour le reste, notre héros n’avait que mépris et n’était que haine.



