« Kaili Blues » : Les plis du temps
Deuxième chronique de Christophe Bisson sur le temps filmé. Deuxième cinéaste chinois : après Jia Zhangke et « Caught by the Tides », Bi Gan et son premier long métrage sorti en 2015, « Kaili Blues ».
Un salon de coiffure, à Dangmai. Miroir fendillé, bassine d’eau tiède. Chen Sheng s’assoit. Une femme lui lave les cheveux, gestes lents, répétés. Elle ne parle pas. Et pendant que l’eau coule, la voix de Chen Sheng raconte. La prison. Sa femme, morte pendant qu’il purgeait sa peine, sans qu’il ait pu la revoir. Le lavage de cheveux continue, indifféren…




