Éditorial
Deux ou trois choses que je sais, sur la critique, sa situation, ma propre situation dans cette situation.
• Je sais qu'aucun grand quotidien, hebdomadaire ou mensuel ne voudrait de moi. Trop chiant. Que je ne voudrais d'aucun grand quotidien, hebdomadaire ou mensuel. Trop plan-plan. Qu'il n'existe – presque – plus de grand quotidien, hebdomadaire ou mensuel. Trop fini.
• Je sais que la critique me passionne, que je n'ai jamais voulu faire autre chose et qu'il y a peu de chance que cela cesse bientôt (pas avant la fin du pont du 15 août en tout cas). Je sais que cette passion me porte à parler de la critique, notamment quand j'en écris, ce qui irrite parfois. Mais je sais que j'ai raison. Un discours critique sans discours sur la critique est une illusion, celle d'une transparence à son objet qui ne saurait être que ruineuse.


